Aurélien Enthoven: “Oui, je suis Souverainiste”

N’oubliez pas de nous soutenir ! Souverainistes.info est un média 100 % gratuit et indépendant. Nous avons besoin de votre aide pour poursuivre notre travail d’information patriote 🇫🇷 Faites-nous un don !

Entretien exclusif avec le jeune adhérent au mouvement Génération Frexit, qui milite pour une France libre de son choisir son destin.

Aurélien Enthoven est un jeune qui aime s’engager. Sur YouTube depuis 2013, où il produit des vidéos de vulgarisation scientifique avec son acolyte Julien, Aurélien a le goût de la découverte et laisse libre court à sa curiosité, tant sur le plan scientifique que politique. Car la politique, ça l’intéresse.

Il faut dire qu’il est tombé dans la marmite assez tôt: fils du philosophe et essayiste Raphaël Enthoven et de la mannequin/auteure/ex-première dame de France Carla Bruni, Aurélien a su profiter d’un environnement favorable. Avec Nicolas Sarkozy comme beau-père, l’aventure politique n’en sera que plus attrayante. C’est donc naturellement qu’il s’y tourne.

Un de ses premières engagement sera auprès de l’Union Populaire Républicaine (UPR), un parti gaulliste, prônant le Frexit. Puis il quittera l’UPR en 2020 et rejoindra Génération Frexit quelques temps plus tard, un mouvement lancé par plusieurs cadres quittant également le parti dirigé par François Asselineau.

Ses engagements ne sont cependant pas au goût de tout le monde. Bien que respectant ses choix, sa mère ne comprend pas ses orientations politiques: “C’est un souverainiste. Souverainiste ! C’est incroyable, non ? Son père et moi avons créé un souverainiste ! Je n’arrive pas à y croire”, s’étonne-t-elle, incrédule, dans son interview à Vanity Fair.

Souverainistes.info a alors saisit l’occasion en proposant à Aurélien Enthoven de s’expliquer sur ses engagements et sa vision du souverainisme, peut-être confondue à tord par certains avec le nationalisme.

Pouvez-vous vous présenter succinctement pour ceux qui ne vous connaîtraient pas (Études, engagements politiques et journalistiques via votre chaine YouTube notamment) ?

Je m’appelle Aurélien Enthoven, j’ai 19 ans, et je suis actuellement en deuxième année d’études supérieures à Sciences Po Paris (programme Europe-Amérique). Je serai également étudiant à l’université de Columbia dès septembre 2021. Parallèlement, je suis vidéaste depuis plusieurs années en vulgarisation scientifique.

Récemment, votre mère Carla Bruni a déclaré dans une interview au magazine Vanity Fair que vous étiez souverainiste, acceptez-vous ce qualificatif ?

Selon Jean Bodin, la souveraineté de l’État peut se définir comme la puissance suprême, non-dérivée et invariable d’une République – ce qui se traduit par sa maîtrise des pouvoirs régaliens et une certaine considération de la part de ses voisins ; qu’elle soit consentie ou non d’ailleurs. Sans vouloir entrer dans les détails des critiques de ce concept et de cette définition, j’estime qu’il est absolument nécessaire pour un État fonctionnel cherchant à représenter la Nation à l’échelle internationale de disposer pleinement de ces pouvoirs. Si être souverainiste c’est admettre cette réalité et vouloir la préservation de l’autorité Étatique au sein de ses frontières dans l’intérêt de l’ordre social, alors oui je suis souverainiste.

Votre mère a ensuite dévoilé qu’elle était communiste étant jeune, ce qu’elle estime préférable au souverainisme. Êtes-vous d’accord avec cette conclusion ?

« Celui qui n’est pas communiste à vingt ans n’a pas de cœur; celui qui l’est encore à quarante n’a pas de tête ». George Bernard Shaw

Ayant moi-même eu une sensibilité politique très à gauche il fut un temps, ce n’est pas moi qui vais la contredire sur ce point. Il vaut toujours mieux être communiste jeune que vieux.

Quel regard portez-vous sur les politiques français ? En font-ils suffisamment pour la France ?

Les politiques sont nombreux et difficiles à mettre dans la même case. Je pense que certains (sinon la majorité) font sincèrement de leur mieux pour défendre ce qu’ils estiment être les intérêts de la France – qu’ils soient au pouvoir ou non. L’opportunisme de certains n’est d’ailleurs pas contradictoire avec cet objectif, s’ils estiment que la fin justifie les moyens. Autrement, je pense qu’il reste de nombreuses choses à faire et que la France est sur une pente descendante depuis un bon moment. Mais il serait fallacieux de tout mettre sur le dos des « politiques français ».

Le clivage gauche/droite est-il mort en France et plus généralement dans le monde ? Va-t-il être progressivement remplacé ou transformé par celui mondialistes/souverainistes ?

On peut sans doute faire remonter les racines de ce clivage à la République Romaine (Populares Vs Optimates) ; voire plus loin. Je ne vois pas pourquoi il aurait disparu ; et je le trouve bien utile quand il s’agit de se repérer sur le spectre des idéologies. Le clivage parallèle mondialiste/souverainiste ne le remplace pas pour autant ; je pense qu’il le complète.

Êtes-vous pour le Frexit ?

Oui. Il convient néanmoins de faire ça proprement et de ne pas se contenter d’une sortie sans accord commercial avec l’Union Européenne. C’est une entreprise politique qui n’est pas sans difficultés ; et il faut s’assurer d’avoir à sa disposition de bonnes cartes en main. Nous avons pu le constater avec l’inefficacité calamiteuse de Theresa May et de son cabinet largement favorable au remain – de même que son parlement et son accord de sortie tous deux faussement eurosceptiques. Ça ne se fait pas n’importe comment.

Vous avez récemment rejoint Génération Frexit, mouvement politique souhaitant un référendum en France sur la sortie de l’Union-Européenne. Pourquoi s’être engagé auprès de Génération Frexit ?

Prenez cet engagement comme un simple soutien à l’initiative en elle-même ; autrement je me définis d’abord comme membre du printemps Républicain en France et du parti Conservateur Britannique au Royaume-Uni. Je reste cependant très indépendant dans ma démarche et n’aurai aucun scrupule à tourner la page si la ligne politique des mouvements dont je me réclame ne me convient plus – comme je l’ai fait avec l’UPR. Mon adhésion aux partis politiques est simplement un moyen de me rapprocher un peu plus de ce que j’estime être l’intérêt général par le dialogue – aussi bien avec les militants qu’avec mes adversaires.

Autrement, il est important que cette problématique de l’Union Européenne soit mise en avant dans le débat public français étant donné que les choses vont prendre de plus en plus d’importance au cours des années à venir, à mon sens – d’où l’utilité de ce genre de mouvements. Je pense également que Charles-Henri Gallois dispense un travail honnête depuis plusieurs années, et je tenais à lui apporter mon soutien. Cela n’endigue pas mon indépendance politique.

Vous vous êtes engagé très tôt en politique, en passant par l’UPR à seulement 17 ans. Votre génération est-elle plus engagée que les autres ?

Aller en manif pour le climat, car ça permet de sécher les cours, ce n’est pas ce que j’appelle un engagement politique. Poster un carré noir ou bleu sur les réseaux sociaux n’est pas un engagement politique non plus.

Pour ma part, j’ai commencé à 16 ans avec la France Insoumise telle qu’elle était lors de la campagne présidentielle de 2017. Les incohérences sur la question européenne et la fébrilité de l’engagement Républicain (désormais totalement mort) m’ont fait changer de camp. J’ai depuis beaucoup évolué dans mes prises de position ; mais j’ai beaucoup appris de ces expériences politiques. De la même manière, ma participation aux meetings du Brexit Party Britannique et mon soutien ultérieur à Boris Johnson m’ont donné l’occasion d’en savoir plus sur ce que j’aime appeler « le filtre de la Nation » : le phénomène qui peut expliquer l’élection de certains dirigeants dans d’autres pays malgré ce qu’on aurait tendance à penser en tant que franco-français – par méconnaissance. À titre plus général, je recommande à chacun de dialoguer le plus possible avec ses adversaires – histoire d’éviter la consanguinité politique, d’en apprendre plus sur le sujet, et de gagner en pertinence.

Pour finir, où vous voyez-vous dans 10 ans ?

Il faudrait déjà voir ce que je vais manger ce soir ; après on verra pour dans dix ans.

Merci Aurélien Enthoven.

N’oubliez pas de nous soutenir ! Souverainistes.info est un média 100 % gratuit et indépendant. Nous avons besoin de votre aide pour poursuivre notre travail d’information patriote quotidien 🇫🇷 Faites-nous un don !

Inscrivez-vous à notre Infolettre patriote ! 🇫🇷

Tous les soirs de semaine à 18h30, l'actu souverainiste dans votre boîte mel 📩

ARTICLES CONNEXES

Suivez-nous !

650FansJ'aime
2,895SuiveursSuivre
AbonnésS'abonner

Inscrivez-vous à notre Infolettre patriote ! 🇫🇷

Tous les soirs de semaine à 18h30, l'actu souverainiste dans votre boîte mel 📩

TENDANCES

Suivez-nous sur notre page Facebook !